Diocèse de Molegbe : le clergé autour de son évêque
MOLEGBE – Du 20 au 28 juillet, les prêtres (séculiers, capucins et scheutistes) œuvrant dans le diocèse se sont réunis autour de monseigneur Dominique Bulamatari, évêque du diocèse de Molegbe, pour la retraite sacerdotale annuelle. C’était une opportunité pour méditer sur la signification du ministère sacerdotal et ses implications dans la
pastorale, mais également un moment de communion et d’échanges sur les défis pastoraux dans les différentes paroisses du diocèse.
Le prédicateur de la retraite, Abbé Joseph Mopepe, a exhorté ses confrères dans le sacerdoce à être eux-mêmes les protagonistes avertis de la valeur du sacerdoce ministériel dans le vécu pastoral au quotidien, avant de souligner, à la suite de l’exhortation des évêques, l’importance de la personnalité du prêtre dans le mouvement socio-politique de la RdC. Le prêtre, a-t-il dit, est invité à devenir celui qui éclaire la conscience du peuple chrétien par rapport aux valeurs chrétiennes : l’amour, la justice, la fraternité, le pardon. Le prédicateur a entrainé l’ensemble du clergé dans une ambiance méditative vers l’approfondissement de la dignité sacerdotale et de témoignage de vie de prière devant un peuple chrétien assoiffé de Dieu.
En marge de la retraite, la communauté sacerdotale s’est appesantie sur le problème de célibat ; elle a mené de débats sur les directives de l’épiscopat congolais pour la célébration en rite romain et zaïrois, et enfin proposé des pistes d’idées pour la clôture de la célébration du centenaire. Les échanges en carrefour, dans un climat serein, regardant la situation en face, ont permis de dégager certaines lignes d’attention susceptibles d’encadrer la vie du clergé diocésain sur les exigences du célibat consacré et son importance pour les actions pastorales et la sanctification du peuple. L’ordinaire du lieu, Mgr Dominique, a rappelé à tout le monde l’enjeu majeur de cet état de question, et les nouvelles dispositions adoptées par le Saint-Siège en cette matière. Il a sagement exhorté son clergé à mener une vie conforme aux exigences du ministère sacerdotal tel que notre mère Église nous enseigne.
Parlant des directives de l’épiscopat congolais concernant les célébrations en rite romain et en rite zaïrois, un regard attentif sur les pratiques a conduits les participants à relever certaines confusions existant entre les deux rites dans nos célébrations eucharistiques. Ainsi, il a été question de reconnaître le rite zaïrois comme un patrimoine que nos pères nous ont légué et de le valoriser.
S’agissant de la célébration de la clôture du centenaire du diocèse, le partage a consisté dans la constitution des commissions chargées de la préparation des festivités afin d’en évaluer le coût, d’apprécier les modalités de contribution et de planifier les activités de sa réussite.
Cette retraite-session fut clôturée par une messe d’action de grâce présidée par son excellence Mgr Dominique Bulamatari, évêque du diocèse de Molegbe. Dans son homélie, il a exhorté les prêtres à porter le trésor de la grâce du sacerdoce dans les différentes paroisses, afin que les chrétiens voient en eux les témoins du Christ. Il a reçu en audience chaque prêtre afin d’écouter et de partager sur la situation du diocèse.
À l’issu de ces rencontres, Mgr Dominique a remis 5 motocycles à cinq prêtres pour atténuer, tant soit peu, l’épineux problème de déplacement, principal obstacle pour la pastorale dans le diocèse. La messe de clôture était une dernière occasion pour partager la joie eucharistique avec les chrétiens de la cathédrale Saint Antoine de Padoue. Le repas fraternel qui s’en est suivi, était également une occasion pour nous dire mutuellement au revoir. De la sorte, chacun pouvait s’apprêter pour engager le voyage de retour dans les lieux respectifs de travail. Fondé par les capucins, le diocèse vient de fêter ses 100 ans d’âge. Les frères Maurice Nzenge et Kizito Sido avaient représenté les capucins à cette retraite.
Récit de fr. Maurice pdf word
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