4e dimanche de pâques A

Jn 10,1-10
Chers amis, le texte de ce dimanche se passe de tout commentaire. Il est plein d’images parlantes. Les brebis qui suivent le pasteur, le reconnaissent par sa voix et le suivent. La porte qui représentent l’accueil quand elle est ouverte et la sécurité quand elle est fermée. Tout ceci parle à notre foi et touche à notre expérience de chaque jour. Au fait, chacun sait ce que représente une porte quand nous devons la traverser. Car, toutes les portes ne représentent pas la même chose : la porte de supermarché, la porte de piscine, la porte de l’église paroissiale, la porte de l’hôpital, etc. Chaque porte exige un comportement, une attitude, un paraitre, etc. Et Jésus affirme que parmi ces portes que nous pouvons traverser dans notre existence, Lui en est une. Il est cette porte qui, en plus qu’elle nous garantit la sécurité et l’accueil, exige un certain comportement et certaine attitude. Et Jésus lui-même en énumère quelques-uns : écouter, suivre. Mais il semble que Jésus se trompe dans cette comparaison. Car, nous pouvons lui répliquer mais comment il existe encore Al Qaida, de ces dirigeants qui décident des guerres et des tueries, de ces institutions qui décident de la mort des innocents sans être jugées. Comment continuent-ils à avoir des adeptes ? Mais Jésus se trompe si nous lisons superficiellement ce texte. Et bien ! beaucoup de ces gens se proclament chrétiens. La vérité des faits montre que beaucoup de nous qui nous réclamons de Jésus n’écoutons pas sa voix.
Jésus dit : mes brebis écoutent ma voix et me suivent. Jésus semble se tromper si nous pensons qu’il suffit d’être baptisé pour se dire brebis du troupeau de Jésus. Mais au fait, Jésus ne se trompe pas. Parce que dans ce texte Jésus donne plutôt le critère qui permet à chacun des baptisés de se reconnaitre oui ou non brebis du troupeau de Jésus, c’est-à-dire membre du corps mystique de Jésus : mes brebis écoutent ma voix. Alors chacun de nous doit se demander si dans la quotidienneté de la vie c’est à la voix de Jésus qu’il répond ? Si dans la pratique, il écoute réellement la voix de Jésus.
Il suffit d’ouvrir les yeux pour voir combien des maitres d’idéologies de la mort dirigent la société d’aujourd’hui ? La franc-maçonnerie qui raconte des mensonges sur la parole de Dieu et l’Église pour tromper les gens et les tirer vers eux. Combien de fois nous avons été bouleversés de la lecture d’un livre, après la vision d’un film contre l’Église et ou Jésus ? Et pourtant chaque année le nombre des adeptes ne fait qu’augmenter.
Combien des dirigeants politiques déterminent nos choix de vie, parfois nous obligeant à opter pour une vie de haine, d’indifférence, de tribalisme, de division et nous nous laissons prendre par ce piège ? D’aucuns arrivent à justifier un crime, un mensonge au nom d’une idéologie d’un maitre ? Est-ce la voix de Jésus que nous écoutons ou c’est la voix idéologique ou de ces maitres. Nous nous préparons aux élections, nous écouterons tout de ces charlatans qui, au nom de leurs maitres, raconteront des mensonges, justifieront l’injustifiables, nieront l’innégable. Nous sommes appelés, dans ce cas précis, par ce texte d’opter pour la voix de la vérité qu’est Jésus : Je SUIS la vie, la vérité et le chemin.
Dans nos propres choix personnels, combien de fois nous refusons d’écouter la voix de Jésus quand chaque fois que nous sommes offensés, nous optons pour la voix de la vengeance, de la haine au lieu de la voix du pardon. Que nous dit Jésus, pardonner ou haïr ? Notre société est pleine des sollicitations, et beaucoup de voix résonnent, chacune avec sa proposition. La pauvreté qui conduit à des corruptions, à des trahisons, à des jalousies, etc. Est-là résonne la voix de Jésus ?
Chers amis, Jésus ne se trompe pas parce qu’Il reconnait qu’il existe beaucoup d’autres portes, qu’il existe beaucoup d’autres pasteurs. Ces pasteurs qu’il qualifie d’un mot : voleur. Au fait ce qu’ils veulent, c’est seulement profiter de notre vie, de notre point de vue, de notre oui. En cela ils sont voleur d’opinions, de nos voix, de notre présence, de notre vie. En réalité, ce qu’ils nous obtiennent c’est notre perdition, c’est notre mort. Jésus dit pour se reconnaitre à quel pasteur tu appartiens, vérifie à quelle voix tu réponds, dans quelle voix tu te reconnais. L’évangile d’aujourd’hui nous invite à une autocritique de notre être chrétien. On n'appartient pas au Christ parce qu’on a été baptisé, parce qu’on va chaque dimanche à l’église, parce qu’on communie. On appartient au Christ quand on écoute sa voix et on se reconnait en lui pour agir comme lui porte à agir. Le Christ est ressuscité et nous le proclamons Seigneur ; mais il est vraiment mon Seigneur ? Il le sera réellement quand j’écoute sa voix et je me comporte en conséquence. Il le sera réellement quand je le suis où Il me conduit pour entrer.
Invoquons la grâce de Dieu pour qu’au milieu des sollicitations et des voix qui s’entendent dans notre vie, nous puissions reconnaitre la voix de Jésus et que nous ayons la grâce de l’Esprit saint pour que reconnaissant sa voix, nous ayons la force, le courage pour le suivre : Mes brebis, dit Jésus, ses brebis sont celles qui écoutent sa voix et le suivent. Si nous ne savons pas écouter sa voix, sachons que nous nous sommes laissés prendre par le piège des voleurs, c’est-à-dire de ceux qui profitent des biens pour lesquels ils n’ont pas souffert. Seul lui a souffert pour nous en donnant sa vie.RMA.

 
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