Méditation Noël 2011

Noël 2011 : Un enfant est né pour nous

Chers lecteurs,

Chaque année la fête, de Noël célébrée dans la foi, confirme l’unité de l’Ecriture sainte pour dire l’unicité de Dieu même. Ce Dieu, qui «Après avoir, à maintes reprises et sous maintes formes, parlé jadis aux Pères par les prophètes, Dieu, en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses, par qui aussi il a fait les siècles » (He 1,1-2). Aussi le prophète Isaïe annonça dans le passé la venue de ce jour comme un temps de communion entre les humains et le divin. Ce temps est venu en la nativité de Jésus, il vient dans la vie de chaque homme, disciple de Jésus et verra lors de son retour eschatologique. En la fête de noël s’accumulent alors les éléments constitutifs de notre foi et de notre espérance en terme de mémorial (Zikkaron) et de la présence de Dieu (Shekinah). Dieu dans sa pédagogie divine a préparé le chemin pour la venue de son Fils par les enseignements prophétiques du premier testament, par les œuvres du salut social (prospérité sociale, politique, culturelle et parfois économique d’Israël) opérées au milieu d’Israël, son élu. Aussi le peuple devait se souvenir de cette présence active de Dieu qui conduit son peuple au vrai salut. Au retour, le peuple fonde son unité et la dynamique de se sentir un peuple à part aux traditions particulières en références à son passé où il découvre la présence de Dieu dans son histoire. Dans ce sens, Dieu pose le fondement de sa présence dans toutes les péripéties de la vie de ce peuple. L’élément fondamental de cette présence de Dieu est sa fidélité dont l’expression concrète se dit en terme de la miséricorde divine (hésèd). A cette fidélité solide de Dieu devrait correspondre la réponse de l’homme (èmet). Les éléments matériels, dont le temple et la royauté, jouent en signe de la visibilité de cette présence divine: le roi en tant que le tenant-lieu de Dieu et le temple comme lieu où Dieu rencontre son peuple qui vient lui offrir sacrifices et prières. Il se comprend que la notion de mémorial appelle celle de l’habitation de Dieu. Par zikkaron le peuple se souvient des œuvres puissantes que le Seigneur a accompli en faveur de son peuple pour signifier sa présence en son milieu. En raison de son fondement, le hésèd, le peuple ne vit pas l’expérience de zikkaron comme une expérience passée et lointaine. Dieu est toujours au milieu de son peuple. Le peuple se sent, même aujourd’hui, comme participant à l’exode, comme reporter à Jérusalem après 5o ans d’exil à Babylone. Chers lecteurs, c’est cette expérience de souvenir actualisé que nous célébrons la nuit de Noël. Au fait, dans cette nuit, il se réalise en chacun de nous toute notre dignité des sauvés. Non seulement que Jésus vient naitre au milieu de nous, mais bien plus, il vient nous faire naitre dans la vie nouvelle, la vie de fils de Dieu. Aussi le rappel de la nativité de Jésus vient relancer en nous la volonté de renaitre. La nouvelle vie humaine de Jésus nous fait renaitre à la nouvelle vie du Christ, avec lui nous sommes nous aussi fils de Dieu. Dans cette perspective, en noël, il se réalise le projet divin de la fraternité universelle. En effet, si par la nativité de Jésus, les hommes retrouvent leur filiation divine, nous ne pouvons plus nous considérer comme étranger les uns les autres. Comme le dit saint Paul : il n’y a plus des Juif ni des Grecs , tous nous avons avec Jésus Dieu comme père. Nous ne pouvons en dire plus sinon reconnaitre que à noël il se forme la nouvelle humanité comme famille de Dieu. Alors l’engagement de chacun est celui de vivre la charité réciproque. Célébrer noël alors chers lecteurs, c’est s’engager sur la voie que Dieu nous a préparée depuis la création, l’engagement de se sentir fils d’un même père ; c’est aussi reconnaitre la grâce que Dieu fait à l’humanité, celle de son pardon parce qu’il veut établir au milieu de nous sa tente, sa présence cette fois-ci se fait visible pour tout celui qui accueille la lumière du monde, Jésus. Aujourd’hui encore le tohubohu qui couvre l’univers est vaincu, Dieu entre en œuvre, la nouvelle création vient au jour. Cette nuit brille la lumière du Christ, personne n’a droit de rester dans les ténèbres ; dans cette sainte nuit le monde se trouve envahit par l’amour de Dieu, personne n’a droit de demeurer dans les ténèbres de jalousie, de la haine, de rancœur. Dieu offre à l’humanité son pardon, pardonnons-nous les uns les autres. Chers lecteurs, ne manquons pas au rendez-vous de cette nuit. En effet, notre Séraphique Père Saint François, en introduisant dans la célébration de noël la crèche, a aussi inventé quelque chose de particulier: la présence de pour rappeler à des générations cette parole de l’Ecriture que nous pouvons ainsi paraphrasée: si reconnait son maitre, mon peuple ne me reconnait pas comme son sauveur et créateur. Nous allons nous réveiller demain comme ceux qui ne l’ont pas reconnu ? Ou mieux continuerons-nous à vivre notre vie sans reconnaitre la shekinah de Dieu dans notre vie ? Pourtant un enfant nous est donné, un enfant est né pour nous.RM

 
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