Les capucins en première ligne contre le VIH/SIDA

GEMENA - ALASCO (Association de Lutte Anti-Sida au Congo) est fondée et pilotée par les capucins. Avec d’autres associations, elle lutte pour l’éradication du Sida au Congo. Sa vocation principale est d’informer et de sensibiliser la population sur le VIH/SIDA, donner un appui psychologique et moral, et parfois financier aux personnes atteintes ; prendre en charge
les « personnes vivant avec le VIH » ; réduire l’impact du VIH/sida sur les proches de la personne infectée.
Dans son rapport du premier semestre de 2011, l’Alasco met à son actif « 735 séances de sensibilisation avec des élèves et enseignants, 474 avec des membres d’associations, 408 dans les églises à l’occasion de la prière dominicale, 686 de masse dans des lieux de grande affluence de personnes, 9 séminaires, 10 projections, 1.173 localités sensibilisées, 2.300 séances de sensibilisation, 559 Comités locaux et 386 Clubs de jeunes de lutte contre le sida mis en place, 487 leaders d’opinion et ReCo formés, pour un total de 335.090 personnes sensibilisées, dont 175.117 hommes et 155.798 femmes ». Ces chiffres, même s’ils ne sont pas à minimiser, restent bien peu de choses au regard de l’immensité de la province de l’Équateur, sa principale zone d’influence (403 292 km² avec une population de 7 391 082 ), des routes impraticables et des moyens de déplacement rudimentaires. La sensibilisation se fait par une méthode simple : ateliers de formation et d’information, formation des leaders, sensibilisations sur les infections courantes (malaria, infections sexuellement transmissible, …), impression et distribution gratuite des supports pédagogiques (cassettes de chansons sur le sida, vidéo, manuels, Bandes dessinées), tableaux muraux portant des messages sur le sida,…
Malgré ces gros efforts pour éradiquer la maladie, le P. Joseph caso, responsable de l’Association, estime que « le nombre de la propagation de la maladie est en train d’augmenter et non de diminuer. On voit, justement, mettre beaucoup d’argent et de moyens pour combattre des guerres armées, mais on néglige cette autre guerre, celle contre le vih/sida, dont les conséquences néfastes sont encore plus graves, car étendue sur une superficie assez plus importante, plus longue dans la durée, énormément plus grave en pertes de vies humaines, en pertes économiques et en conséquences sur le développement du pays ». Le P. souligne aussi l’importance des centres de dépistage pour la région : « Sans le CDV, aussi les conséquences de la sensibilisation sont fort mitigées, car jusqu’au moment où les PVV ne connaissant pas leur statut sérologique (séro-ignorants) ne sortent pas de la clandestinité, ils ne feront que continuer à propager l’infection. Les gens ont envie de se faire dépister, mais il sont dans l’impossibilité de le faire, car les CDV sont inexistants où très loin. Le refrain que nous écoutons à l’occasion de nos nombreuses séances de sensibilisation est toujours le même : « Je comprends l’importance de me faire dépister au vih/sida, je veux le faire, mais où, car chez nous il n’y a pas de CDV ? »
L’absence d’information de la population sur les facteurs de risque de transmission et le manque de moyens ou de volonté pour faire de la prévention et informer les populations constituent sont, entre autres, des facteurs de la propagation de la maladie pour un pays où le taux d’analphabétisme est très élevé ( 33,2 %, atteint 43,3 % chez les femmes). Rappelons que l’association vit essentiellement grâce à la cotisation des membres, des aides externes ponctuelles et recettes provenant de l’impression de matériel. Elle compte élargir son action sur toute l’étendue du pays. Pour l’heure, sa zone d’influence est limitée à la province de l’Équateur. Pour tout information ou appui à Alasco, contacter Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
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