La nouvelle grammaire. De quoi s'agit-il?
« L’histoire récente de la linguistique montre que le savoir grammatical reste en perpétuelle construction, sujet à révisions et toujours ouvert sur de nouveaux horizons »
(Grammaire méthodique du français, p. XVII).
Argument introductif
Depuis quelque temps, étudiants, journalistes, enseignants de français sont embarrassés : l’adjectif qualificatif a perdu son deuxième nom. Il s’appelle désormais « adjectif » tout court ; le complément d’objet direct ou indirect s’appelle complément « direct ou indirect »; le terme article a disparu ; le mode conditionnel n’existe plus ; une phrase n’est plus composée d’un sujet, verbe et complément ; la proposition principale s’appelle désormais « enchâssante », la subordonnée, « enchâssée », la rectification de l’orthographe … autant de changements intervenus dans la langue française ces dernières années. En réalité, c’est le français écrit qui est le plus touché par cette révolution. Faut-il écrire « maître » ou « maitre », « aiguë » ou « aigüe », « vade-mecum » ou « vadémécum », « asseoir » ou « assoir », « week-end » ou « weekend » ? La nouvelle grammaire a tout chamboulé ! Mais qu’en est-il réellement ? Qu’est-ce qui sous-tend tous ces changements ?
Depuis toujours, la langue évolue et le français aussi. Les termes mentionnés ci-dessus font état de l’évolution de la langue française et forment ce que les grammairiens appellent la « nouvelle grammaire du français » . Cette nouvelle grammaire est issue de l’évolution de la linguistique et de la pédagogie. Autrement dit, on a remis en cause le modèle d’apprentissage de la langue qui était très centré sur ses difficultés, ses exceptions et ses irrégularités. On a donc privilégié la régularité de la langue dans une perspective de communication . En somme, que faut-il retenir ?
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