Ministères de charité
En dehors de la pastorale franciscaine capucine orientée vers les ministères les moins recherchés dans l’Eglise (Cf. CPO 7, n° 38 et Constitutions n° 145), les frères collaborent aux œuvres caritatives et aux projets de développement en vue d’une évangélisation intégrale de l’homme. Puisque la prédication du Règne de Dieu ne se satisfait pas seulement d’un discours proclamant la parole, elle est également participation à la vie sociale en vue de sa transformation.
Le Centre de Développement Intégral (CDI-Bwamanda)
Né le 15 septembre 1969, le CDI-Bwamanda a été initié par les missionnaires capucins, en particulier le Père Henri Evens, en vue de la lutte contre la misère de la population de Bwamanda et environs. En effet, la situation de la population était très précaire. La situation sanitaire était catastrophique : manque de médecins et agents de santé. Ainsi, la mortalité infantile était très élevée (400 pour 1000). Les causes du décès : le paludisme, la tuberculose, le manque d’hygiène. Le revenu monétaire des villageois était réduit à l’argent obtenu par la vente du coton. Ce qui fait que les villageois reviennent à l’autosubsistance parce que leurs produits ne sont pas commercialisés. Cet état de choses est dû en grande partie à la dégradation des routes. L’enseignement primaire et secondaire est peu développé et les écoles existantes ne dispensent pas un enseignement de qualité. Par ailleurs, le projet va intéresser quelques universitaires qui travaillent à l’université de Lovanium (Kinshasa). Ainsi, Le Dr. J. Van Mullen, assistant de la faculté de médecine, décide de partir à Bwamanda. La coopération belge accepte de le placer sur le pôle de la coopération. Assisté par les techniciens de la faculté d’agronomie, le Dr Van Mullen et le Père Van Baelen (Ofm cap), professeur à la faculté de Théologie, composent les grandes lignes d’un projet intégral. Ce projet sera inspiré par l’Encyclique Populorum Progessio, selon laquelle un développement doit être intégral pour être vrai. Les principales activités du CDI-Bwamanda sont : - activités économiques : production de semences et plantes en pépinières, animation rurale et vulgarisation agricole, achat et conditionnement des produits agricoles, transport des produits agricoles vers Kinshasa, traitement des produits agricoles à Kinshasa, et autres. - Activités sociales : service médical, service socio-cuturel - Service technique : entretien des routes, approvisionnement en eau Actuellement la sphère d’influence du CDI-Bwamanda s’étend à une grande partie de la province de l’Equateur. Il a une représentation à Kinshasa qui s’occupe de la logistique et exerce quelques activités économiques dans la province du Bandundu. Etant une œuvre de développement pour le peuple, la présence capucine n’est plus très active comme dans le passé. Elle reste une présence de soutien moral et spirituel.
- Memisa-Belgique
Memisa-Belgique est une ONG de droit belge, créée à Bruxelles le 22 juin 1988. Elle est une organisation non gouvernementale d’inspiration chrétienne qui est engagée dans la coopération au développement des populations les plus démunies d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie. C’est surtout en Afrique que se concentre la majorité de ses actions, en particulier en République Démocratique du Congo. En effet, la mission de Memisa-Belgique s’exprime dans l’acronyme néerlandais Memisa « Medische Missie Samenwerking ». Ce qui veut dire « Coopération Médicale Missionnaire ». Les interventions de Memisa-Belgique au Congo s’organisent selon 4 axes principaux : les programmes structurels, l’appui aux programmes spécifiques (maladie du sommeil, paludisme et Sida), les interventions d’urgence et les actions ponctuelles. Cette structure caritative constitue aussi notre champ d’apostolat dans la mesure où elle se veut une structure missionnaire. Et, depuis sa création jusqu’aujourd’hui, la vice-province générale du Congo collabore avec elle à travers le frère Luc Vansina qui y joue encore un rôle important. - Alphabétisation
L’alphabétisation des catéchumènes : initiée par le Père Jospeh Caso depuis 1987, elle vise à valoriser, pour les catéchumènes analphabètes, la période de deux ans de catéchuménat en leurs apprenant aussi à lire et à écrire. De cette expérience, environ 15000 personnes ont déjà suivi des cours d’alphabétisation. Actuellement, l’alphabétisation des catéchumènes comprend 88 classes disséminées dans les villages situés dans les paroisses de Gemena, de Bwamanda et de Bobito. - Centre multisectoriel « Padre Pio »

L’idée de la création du Centre Padre Pio est née du « Club Musical Chrétien », initié par le frère Jésuald Penze. Ce centre vise à donner une catéchèse chrétienne aux jeunes de la paroisse de Bwamanda (Province de l’Equateur) à travers des activités culturelles et liturgiques. Ce club sera constitué d’un groupe liturgique et d’un groupe culturel. Plus tard, le besoin d’initier ces jeunes à se prendre en charge se fera sentir. Puisque la plupart des ceux-ci sont des jeunes désoeuvrés. C’est ainsi que le Centre Métier pour les Enfants Désoeuvrés (C.M.E.D.) sera créé depuis l’année 2005 pour un encadrement aux métiers. Actuellement le centre multisectoriel « Padre Pio » à ouvert trois départements pour l’encadrement des jeunes : maçonnerie, coupe et couture et la formation des autodidactes en pédagogie générale. Dans l’avenir, elle pourra étendre ses activités dans plusieurs paroisses du diocèse de Molegbe. - Lutte contre le VIH-Sida : Alasco
Au début de l’année 2000, une association de lutte contre la pandémie du Sida, dénommée Plasen (Projet de lutte anti-sida dans l’Equateur-Nord). Elle a été initiée par le P. Martinien Bosokpale Dumana, qui en est le fondateur et par le P. Joseph Caso, qui en est le co-fondateur. Elle se veut une association interconfessionnelle et apolitique dont les membres sont les personnes ayant une grande autorité morale sur la population. Son but principal est la lutte contre le sida et l’aide à ceux qui en sont victimes. Sa méthode est l’information et la sensibilisation de la population en général et de la jeunesse estudiantine en particulier sur le VIH-Sida. Elle promeut et encourage le dépistage volontaire, l’aide psychologique, spirituelle, médicale et économique aux victimes du sida et aux enfants orphelins et la lutte contre l’exclusion sociale des séropositifs. A la demande du ministère de la justice de Kinshasa, Plasen deviendra Alasco (Association Anti-Sida au Congo). Elle tend à étendre son action sur tout le territoire national.


