Docteur, spécialiste en mariage
CITÉ DU VATICAN - Selon le diagnostic du nouveau docteur, cent ans sont amplement suffisants pour que l’on s’interroge sur l’impact de l’évangélisation des frères mineurs capucins sur la conception du mariage chez le peuple ngbaka au nord-ouest de la Rép. dém. du Congo. C’est en répondant à cette interrogation que le frère Matthieu Gombo Yange de
la vice-province du Congo s’est vu attribuer, après la délébération du jury, le grade de docteur en théologie pastorale avec la mention "summa cum laude" (grande distinction) avec l'autorisation de publier la totalité de la thèse. C’était à l’université pontificale du Latran que le frère a défendu cette thèse devant un aréopage de 6 professeurs de cette même université et devant une assemblée composée des confrères capucins, des frères et sœurs de l’Équateur, des amis et connaissances.
Le récipiendaire a brièvement présenté son travail intitulé : « La soif de la fécondité chez le peuple ngbaka de la RdC confrontée à l’indissolubilité du mariage : défi pour l’évangélisation. Approche théologico-pastorale ». En effet, il est parti de certains proverbes, de certains noms des personnes tirés de sa propre culture qui, selon lui, sont les lieux privilégiés de l’expression de la culture du peuple ngbaka et est arrivé à la conclusion que la conception ngbaka du mariage, en dépit de l’évangélisation, est étroitement orientée vers la soif de fécondité. Ce qui l’a poussé, à la lumière de l’Évangile, à élargir cette conception trop étroite du mariage vers une conception beaucoup plus large en incorporant aux finalités du mariage les biens du couple, la fécondité spirituelle, la paternité et la maternité spirituelle, la virginité... Bref, on ne se marie pas d’abord pour avoir des enfants, même si cette dimension est inhérente au mariage.

Cette présentation a suscité beaucoup d’intérêt chez les professeurs membres du jury et ceux-ci n’ont pas manqué de l’exprimer à travers quelques prises de parole après l’exposé magistral du récipiendaire. Et comme la perfection n’est pas de ce monde, ils ont aussi relevé quelques limites de ce travail scientifique pour ouvrir une brèche aux recherches ultérieures.
Enfin, le frère Matthieu Gombo a saisi l’occasion pour remercier toute l’assistance pour le témoignage de proximité en ce moment déterminant de sa vie et de sa vocation franciscaine capucine. Le chemin qui reste à faire est celui d’intégrer cette belle théorie d’école dans une réalité pastorale concrète pour un christianisme inculturé. En savoir plus


