Monsengwo, Cardinal
Ma vie se présente à jamais comme un itinéraire
L’exode se fait existence et l’appel se fait exigeant
Marche, marche,
il n’y a plus de temps,
plus d’espace
Car verra un jour, il n’en sera qu’un
Oui les chemins ne servent pas seulement à unir un point à un autre
Ils sont aussi lieu de l’itinérance existentielle
Ne rien dire ? Que dire ! La patience du pèlerin, la persévérance des usagers ?
Alors verra un jour, il n’en sera qu’un
Sur ce chemin parsemé d’écueil et de roses épineuses
Il n’y a pas que des pierres pour trébucher
Mais visages et noms enivrent les péripéties
Rien d’étonnant ! Verra un jour, il n’en sera qu’un
Et là, il se fait école de vie pour apprendre à aimer
A aimer qui n’aime pas ou aime peu Sans s’attendre et connaître la fin
Disons seulement : sera un jour, il n’en sera qu’un
Ne manquons pas au rendez-vous
L’amour est le thermomètre de l’agir qui s’enrichit de foi
Écoute seulement ce qu’il te dit et fait comme il te dit
Ici seulement, verra un jour, il n’en sera qu’un
Grâce nous fat marcher tête haute
Même au milieu des épines et de la boue
Sans éteindre la flamme de l’espérance
N’est-ce pas que verra un jour, il n’en sera qu’un
Wagon plein de vertus : de la patience et de la miséricorde
La compassion pastorale aborde l’inévitable
Avec un grand souci d’éduquer et de réconforter
Alors avec vous verra un jour, il n’en sera qu’un
Occulter le mal par le bien fait l’âme du bâton
Semer la joie et l’allégresse en est le squelette
Cultiver la paix et vouloir la sérénité sont sa chair
Lorsque verra ce jour, il n’en sera qu’un.


